Un entraînement comme les autres

« Oh mais comment tu fais pour faire le Zermatt marathon ? »
« Comment as-tu pu faire la coupe de Noël ? »
… et chacun vous dira le plus simplement du monde :
« mais je m’entraîne ! »
Ben oui, on s’entraîne…

Le bonheur ça s’entraîne aussi, mais personne ne le sait. Alors, un exercice par exemple serait de se rappeler, tous les jours en se couchant, les moments agréables de la journée. Ou encore, tous les matins, on savoure les premières minutes de plaisir.

Un entraînement peut être facilité, si on est proche de bébés ou d’enfants.
Tous les jours on est à l’affût du premier regard, du premier sourire, du premier gazouillis, et les mois passent…et la première fois où il découvre sa main, la première fois où il tient quelque chose dans sa main, et les premières fois se succèdent et on est à l’affût…et les mois passent, les années passent… On prend en photo tous les instants de bonheur pour ne pas les oublier, pour les fixer dans le temps, pour les retenir, pour les partager aussi. Les grands-parents ont déjà, sur l’écran d’accueil de leur téléphone, le visage du bonheur tout neuf.

Si on est suffisamment à l’affût, on sera capable de déceler les « premières fois » pendant beaucoup d’années, mais si malheureusement, on se laisse fatiguer par le quotidien, eh ben on ne décèlera plus les premières fois. S’ils sont plus grands, on se laissera porter par leurs réflexions, leurs regards, mais si nos oreilles sont saturées, on ne les entendra même plus…

Avec les enfants, il ne s’agit pas seulement des premières fois…il s’agit aussi, tout simplement, de la contagion dont nous nous laissons atteindre : leur force de vie, leur plaisir, leurs observations du monde qui les entoure… En réalité nous les connaissons, ils sont quelque part en nous, mais nous les avions oubliés. Ils ravivent nos souvenirs et nous avons l’occasion de les partager.

Le bonheur ça s’entraîne et ça se choisit ! On choisit de profiter de toutes ces fois qui nous réjouissent et faisons en sorte de porter un regard neuf sur le monde. Quand les gâcheurs de plaisirs se pointent, comme les assureurs, les médecins, les avocats et les banquiers, vite, vite, on les contourne et on revient à sa tâche du bonheur.

Quand les ombres de l’inquiétude se pointent, vite, vite, on en parle, on en rit, on résout si c’est nécessaire ou, du moins, possible, et on revient à sa tâche du bonheur.

C’est un peu comme le ménage, c’est une petite rigueur à mettre en place. Chacun, en fonction de son taux d’exigence, saura instaurer une régularité plus ou moins grande. Seulement, si vous faites appel à une femme de ménage pour votre intérieur, ne vous imaginez pas qu’il va y avoir quelqu’un qui va s’en charger pour votre bonheur ! Là, vous vous mettez le doigt dans l’oeil, c’est un peu – encore – comme l’hygiène intime, chacun s’occupe de sa toilette…

Des éleveurs de cafards j’en ai rencontrés, mais des maniaques du bonheur, j’en connais pas… Alors essayez ce nouvel entraînement…

2 réflexions sur « Un entraînement comme les autres »

  1. Hola querida Ramimose. Pones unos ejemplos que me gustan, aunque para llegar a esos resultados hay que pensar siempre en positivo , decirse a uno mismo soy feliz por saber apreciar lo que tengo, que el que tiene todo, nunca esta conforme Y….

  2. Et quand l’entraînement devient difficile parce qu’on a plus l’énergie, le moral pour les exercices, parce qu’on est fatigué: on peut toujours prendre un énergisant comme un gâteau au chocolat, un bon film, une soirée avec de bon amis, une bonne musique avec séance de danse dans le salon, une chanson sous la douche ou dans la voiture à tue-tête… Et HOP !
    Devenons des coachs aimants en même temps que des athlètes du bonheur !

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