Tanguy fête Noël

Tanguy  c’était le film d’Etienne Chatiliez sorti en 2001 qui décrivait l’histoire d’un jeune-homme de 28 ans qui vivait toujours chez ses parents. Ce phénomène a été décrit dans les médias par toutes sortes d’analystes et le terme « Tanguy » est entré dans les moeurs, tout comme tartuffe, wonderwoman ou pantalon…
Une multitude d’explications justifie le fait qu’un jeune adulte ne puisse pas quitter le cocon familial ou le bercail. Les raisons économiques, sociales ou psychologiques ne manquent pas.

Mon propos n’est pas d’entrer dans ces considérations qui font partie de l’intimité de chacun… Je préfère parler de la part de Tanguy qui est en moi ! Et là, je sors du cadre du temps linéaire, je me situe dans cette dimension a-temporelle, celle qui devait bien exister avant que je pousse mon premier cri et celle qui continuera, lorsque je passerai de l’autre côté du voile…

J’ai bien souvent regretté d’être projetée ici bas. Je me suis sentie telle l’extra-terrestre, ne mangeant pas de ce pain là, heurtée par des rapports de force, des incompréhensions, des injustices…bref, je suis une adulescente grisonnante. J’ai donc passé mon temps à chercher tout azimut la règle du jeu cosmique et je l’ai partiellement trouvée !
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez jeter un oeil aux livres de Michael Newton, thérapeute et hypnotiseur, qui retranscrit minutieusement les témoignages de personnes qu’il a reçus en thérapie.

Ha-ha !… C’est donc bien moi le Tanguy qui ne veut pas quitter le paradis céleste, je ne veux pas me mêler à la foule ou me battre pour tenir sur mes deux jambes, garder la tête froide et le coeur tranquille ! Je ne suis pas du tout contente d’être cantonnée dans un corps qui me rappelle à son bon souvenir dès que j’ai fait la folle, dès que je saute un repas ou que mon système émotionnel est submergé. Je ne veux pas être confrontée à des portes qui se ferment, des paroles tranchantes et des gestes malintentionnés. Qui m’a poussé dans cette jungle ?

Alors pour Noël…je vous propose de visionner un film,  une allégorie joyeuse : Un jour sans fin ou – in english – Groundhog Day de Harold Ramis (1993)

Tanguy arrête de se trouver des excuses et parvient enfin à quitter son paradis, quand il est d’accord  d’accueillir tout ce qui se présente, sans broncher, et accepte de vivre chaque jour à la perfection …

Joyeux Noël !

Une réflexion sur « Tanguy fête Noël »

  1. Merci pour ce dernier texte de l’année, Marie-Rose. “Un jour sans fin” est un film magnifique que j’ai vu il y a longtemps et qui illustre parfaitement ton message. Joyeux Noël et gros bisous !

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