“les forces de l’ombre”

Le premier livre que j’ai lu à propos de la réincarnation était : De nombreuses demeures de Gina Cerminara. Ce livre retrace la vie d’Edgar Cayce (si vous ne connaissez pas, guignez sur internet). Ce livre m’avait à la fois soulagée et bouleversée à l’époque.

Aujourd’hui, je termine le livre de Stéphane Allix, dévoré en 2 jours : Lorsque j’étais quelqu’un d’autre.

J’ai découvert une facette que je n’avais pas soupçonnée à propos de la réincarnation…il semblerait que ce n’est pas une vie en bloc qui se transpose d’un coup d’un seul, en passant d’un corps à un autre… L’auteur décrit comment l’énergie d’une vie précédente peut laisser des reliquats douloureux dans le présent. Ainsi, explique-il comment « les forces de l’ombre » du dénommé Alexander Herrmann, soldat pendant la deuxième guerre, l’ont poursuivi dans son quotidien, réveillant des obsessions et des tourments qui l’ont poussé à s’engager dans le journalisme de guerre dès sa jeunesse.

Waouh ! Alors si on se traîne des reliquats, on n’est pas sorti de l’auberge !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Stéphane Allix a créé l’INREES et la revue Inexploré. Tout ça pour dire que cet auteur n’est pas un petit drôle new-age.  Lien pour INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires) : https://www.inrees.com/

Comme souvent, après une lecture, après avoir partagé pendant plusieurs jours l’intimité d’un auteur, je me retrouve seule face à moi-même, le cheminement de l’autre éclaire le mien. « Où sont mes forces de l’ombre ? ».

Alors là je me permets de divaguer : ce n’est pas que dans Harry Potter que les forces de l’ombre interviennent…mais chaque fois que je me retrouve malheureuse. C’est simple non ?

Chaque fois qu’une situation me place dans un rôle, chaque fois que je prononce des paroles, chaque fois qu’apparaissent des gestes ou des pensées qui ne sont pas celles que je souhaite…il s’agit des forces de l’ombre qui s’imposent… facile… à partir de là je peux  commencer le répertoire… (non, je plaisante…mais c’est pas drôle).

Jusqu’à présent, chaque fois que quelque chose m’était désagréable, je récitais ma petite formule Ho’oponopono, (si vous ne connaissez pas, internet est là). Oui, c’est un petit peu astreignant, et puis comme qui dirait c’est sans fin, mais je persévère.

Après cette lecture, j’essaie de changer d’angle de vue, car les situations qui font apparaître les forces de l’ombre sont toujours un petit peu les mêmes et c’est lassant, comme un disque rayé qui me tape sur le système.
Ce nouvel angle, tout à coup est assez libérateur… il fait naître une certaine tendresse…car je me suis amusée à les percevoir comme une blessure lointaine qui suinte régulièrement.

Cela fait longtemps que je sais être tributaire du contexte socio-culturel dans lequel je suis née : si j’étais née en Palestine, bien sûr je serais réactive comme eux… si j’étais née en Israël, bien sûr je me sentirais comme eux… si j’avais eu 16 ans en 1934 en Allemagne, je me serais laissé(e) séduire comme eux, etc… (Là vous l’ignorez, mais j’ai revu toute ma conjugaison françâise)
Quel mérite aurais-je à ne pas être réactive ici à Genève, née dans les années 60 ? Aucun.

Avec des SI, on peut se découvrir sous une infinité de coutures. Mais ce qui m’intéresse moi, c’est ce qu’il peut y avoir au-delà de TOUTES les contingences. Et là, il n’y a qu’un seul dénominateur commun : une aspiration d’amour.
Il faut dire que j’ai eu la chance à un moment donné de sentir une UNITE inconditionnelle avec le grand TOUT. Oui c’est un cadeau que j’ai reçu un jour. (je vous le raconterai une autre fois)

Alors amusez-vous ! Amusez-vous à découvrir ces travers qui vous lassent, il n’est pas nécessaire de les décortiquer en long et en large chez un psy, parce que quand vous en aurez fini avec votre papa, votre maman, votre frère ou votre soeur, vous pourrez commencer à remonter le temps avec ce qui précède avant…et ça devient non seulement vertigineux, mais inutile, puisque jamais on en fera le tour ! Donc ça vaut pas le coup ou le coût…

Non, ce qui me paraît intéressant c’est de laisser mon esprit divaguer, dans des scénarios qui m’enfoncent dans des histoires virtuelles, qui rivaliseront avec les studios de la Metro-Goldwyn-Mayer, peu importe s’ils correspondent vraiment à une vie passée ou pas. On va pas tous se mettre à faire comme Stéphane Allix ! Ce sont des scénarios qui me touchent, qui me font pleurer ou me mettent en pétard et les vivre émotionnellement me suffit.
Youhou ! Ça vaut les voyages lointains, là à portée de mains, c’est vertigineux, c’est grand !

Bon, vous comprenez pas, alors j’explique : quand j’ai visité Cordoue, ville paternelle, j’ai visité la grande salle du harem. Je me voyais déjà, soit le pacha, soit l’une des favorites… agréable ? Je ne sais pas. Je connais chez moi cette jalousie maladive. Maladive. Mourir d’amour, ça me parle. J’ai failli mourir d’ailleurs. Ou La case de l’oncle Tom, ça me parle, y’a un truc que je dois partager avec ma mère. Une histoire d’esclave ou de maître. Ou les cow-boys et les indiens ça me parle, y’a un truc que je dois partager avec mon père. Ou l’inquisition, ça me parle, j’ai travaillé avec quelqu’un qui devait être le Grand Inquisiteur, l’ennui c’est que je devais être son bras droit… Bon vous voyez ? Tout ce qui attire ou révulse, facile ! Le mental doit bien servir un peu, que ce ne soit pas seulement pour nous tourmenter. Si on me fait une petite vacherie, je me dis que peut-être je reçois le revers d’une médaille lointaine…alors je souris…et je ne répond pas.

Si les scénarios dont nous sommes peu fiers s’imposent régulièrement, comme il ne sera pas possible de tout décortiquer, il vaut mieux s’accrocher fermement à nos aspirations. Celles-ci sont présentes, réelles, investies au quotidien et il s’agit de ne plus les lâcher, qu’elles fassent pencher la balance vers le verre à moitié plein.

Peut-être suis-je mort sous les coups de colonisateurs, peut-être suis-je morte sur un bûcher, peut-être ai-je massacré pour la bonne cause, peut-être ai-je torturé pour l’argent ou le soi-disant bien… et alors ?

Peu m’importe ce qu’il en reste aujourd’hui.

Aujourd’hui je veux garder un regard bienveillant, je veux croire en chacun, je ne veux pas me laisser embarquer par des discours alarmistes, je veux l’amour et la lumière !

Et si je n’ai pas la volonté d’arrêter de fumer, je vous assure que j’ai la volonté d’aimer ! Et je prie pour que cette volonté me survive après ma mort, quoiqu’il en soit.

Ainsi soit-il.

3 réflexions sur « “les forces de l’ombre” »

  1. Merci Marie-Rose.
    Ce que je retiens de tout ça :

    “Aujourd’hui je veux garder un regard bienveillant, je veux croire en chacun, je ne veux pas me laisser embarquer par des discours alarmistes, je veux l’amour et la lumière !”

    Car il n’y a que le présent et l’amour qui soient réels.

    Bisous

  2. ça vaut pas le coup ! ou pas ! ou bien ?

    C’est vertigineux ! Et si ces relents de passé nous servaient à corriger un instant futur que le Grand TOUT sent venir et il ne veut pas que ça se réalise comme la dernière fois … je L’imagine en train de se dire : “Non pas encore ça ! allez je m’en vais lui mettre une petite dose du passé-plus que passé (tiens ça me fait penser que c’est peut être en lien avec ces temps de grammaire française impossibles à comprendre) …”

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