Journée de la Femme

Aujourd’hui c’était la journée de la femme… toutes sortes d’enseignes ou de clips ont circulé qui m’ont tour à tour touchée, fait rire, fait pleurer…enfin vous voyez quoi… l’histoire de la vie.

Pourtant moi je ne me suis jamais sentie concernée par ce militantisme…oh il doit y avoir toutes sortes de raisons psy que je n’ai pas approfondies. Mais il y a surtout une fierté et une force que je n’ai pas besoin de revendiquer, parce qu’elles sont là dans mes tripes. Là encore, cela doit être dû à ma culture et mon éducation… (cf. https://www.ramimose.com/sexe-desir-flamenco)

Dans quelques jours, paraîtra le livre de mon beau-frère Olivier Clerc : “Tu es comme tu es” aux éditions du Père Castor (Flammarion).

C’est un livre pour enfant, accessible donc pour tout un chacun, mais surtout il parle de communication bienveillante et il est dédié à Marshall Rosenberg (1934-2015), fondateur de la communication non-violente.

Dans cette histoire, le secret que transmet le papa est :  « quand quelqu’un te dit quelque chose sur toi, il te révèle toujours quelque chose sur lui-même en même temps. »

Alors, pendant toutes ces années, et aujourd’hui encore, où – c’est vrai – les femmes ont subi toutes sortes d’injustices sexistes, où les hommes ont perpétré des abus de pouvoir, n’est-ce pas le reflet d’un sentiment d’impuissance face à la grande Vie ?

Rapidement, les petites filles savent qu’elles peuvent avoir un bébé dans le ventre, elles en jouent généreusement en glissant toutes sortes de coussins ou de ballons, pour faire comme si… mais les garçons…ils ont vite compris qu’ils n’ont pas ce privilège.

Très vite, les filles peuvent avoir cette conscience, peuvent en prendre la mesure et dès les premières règles, elles peuvent se sentir investies de cette responsabilité… mais les garçons ? Combien sont-ils élevés – par des femmes ! entre nous soit-dit – avec cette conscience et cette responsabilité ?

Moi j’ai assisté aux recommandations de ma mère envers mon frère : « attention ! C’est pas qu’un moment de plaisir ! Tu donnes la Vie ! ». Je ne sais pas combien de femmes élèvent leur garçon avec cette sommation de prise de conscience…

J’ai été entourée, bercée de femmes qui cumulaient travail et vie de famille, cela coulait de source. Mais j’ai aussi été élevée par un papa tendre et délicat, respectueux, qui mettait les bigoudis à ma mère, qui passait l’aspirateur et qui nous préparait un chocolat chaud. J’ai choisi des hommes sensibles, réceptifs, créatifs qui n’ont pas eu besoin de rouler les mécaniques pour me séduire.

Des hommes qui étaient suffisamment attentionnés pour préparer un repas, faire des courses ou mettre en route une machine à laver…

Peut-être faut-il leur faire découvrir cette liberté de pouvoir subvenir tout seul au quotidien. Peut-être se sont-ils sentis obligés de gagner beaucoup d’argent pour prendre en charge toute la famille, peut-être leur a-t-on fait croire qu’ils n’avaient pas de c…… s’ils n’emmenaient pas leur femme à l’autre bout du monde ?

Je me souviens très bien, à l’Uni, alors que j’étudiais et que je travaillais en même temps, répondre à un copain qui se désespérait d’avoir choisi Sciences Economiques, – pour subvenir aux besoins de sa future famille – alors que ça ne lui plaisait pas : « mais t’as rien compris, il faut te faire entretenir par ta femme ! ». Ouais, bon, ben c’était pas très malin, mais moi à l’époque je me sentais une Wonderwoman (j’ai pas déchanté, j’avais d’abord écrit que j’avais déchanté, mais en fait non, je reste définitivement mégalowoman, je suis peut-être un transgenre virtuel).

La maternité n’est pas un passage obligé, je ne peux le dire que maintenant, parce que je suis en âge d’être grand-mère et parce que j’ai eu le privilège d’être maman. Mais j’ose quand même dire que ce n’est pas un passage obligé, le corps d’une femme reste un pot au feu d’hormones fluctuantes qui nous obligent à vivre avec les flux et reflux de la nature. Le corps d’une femme est vibrant avec son cycle, avec les lunes, la météo et les saisons ; les émotions nous ballottent pour de vrai, parce que ces hormones nous projettent tout azimut. C’est – sans aucun doute – une des premières choses que j’ai dite à ma fille, quand elle était en âge de l’entendre,  pour qu’elle ne s’inquiète pas trop, pour qu’elle reste à l’écoute, aux aguets, attentive pour découvrir son corps comme un instrument de musique.

Les garçons ont sûrement aussi des fluctuations, mais c’est de la musique d’avenir, ce n’était pas rentable de faire des recherches là-dessus…cela viendra…

Alors Mesdames, donnez la main à ces garçons qui doivent trouver cette nouvelle place, encouragez-les quand ils prennent des initiatives ménagères et laissez-leur la place, même s’ils n’étendent pas le linge comme vous le voulez (heu, ça c’est pour moi…).

Montrez-leur le chemin de votre force, votre créativité, votre réceptivité, votre confiance et cette capacité de transcender fatigues, douleurs ou quolibets, parce que vous êtes l’étendard de la grande Vie.

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