cauchemars et boissons toniques

Je suis née avec la peur de la mort au ventre. Enfant, je me suis très vite mis en relation avec les curés du coin, histoire d’assurer mes arrières.
Je vous la fait courte, mais j’ai lu très tôt tout ce qu’on pouvait lire sur la mort, les anges, la réincarnation, les états modifiés de conscience, les chamans et les gourous.
(…)
Quand mon petit frère, alors âgé de 16 ans s’est retrouvé avec une appendicite qu’ils ont mis trois jours à déceler, mes parents et moi-même l’avons veillé pendant trois jours comme si on se préparait à l’enterrer… C’est à ce moment-là que j’ai compris que mes lectures ne faisaient pas avancer mon schmilblick.

Quand ma grand-mère paternelle est décédée, j’ai bien compris que c’était les racines de mon père qui disparaissaient.
(…)
Le pire des cauchemars c’est un décès.
Ensuite vient : subir notre impuissance, quand un être cher souffre.
Ensuite je vous laisse consulter sur internet l’échelle des facteurs de sources de stress, c’est connu.

Certains partent en Inde au service d’un gourou, d’autres partent en Amazonie grandir en ingurgitant de l’ayahuasca ou au Népal escalader des montagnes pour méditer en écoutant des bols chantants.
Moi je vais au café du coin, je déambule dans les rues basses, je côtoie des amis, des élèves, des parents et je rentre ébranlée par ce que certains traversent.

C’est pas très compliqué : quand je rencontre quelqu’un qui vit un cauchemar, je me sens démunie, la tête vide, le coeur cabossé et le plus simple finalement c’est de me taire et pleurer en souriant (j’y arrive), parce que je sens que mes mots ne signifient plus rien.

Mais j’ai observé aussi que cela pouvait être l’occasion d’embellir leur être… ils sont devenus plus aimants, plus tendres, plus sages, plus vastes, plus lumineux… cela me bouleverse et me rassure.
Ils deviennent pour moi des modèles, ils se transforment en source d’inspiration et de réflexion. Ils réveillent mon humilité et je me sens être à leur service.

Ils me rappellent, à travers leur cauchemar, la puissance de la vie, la force de l’amour et ils m’aident à voir la fleur qui pousse dans les failles du béton.

Merci vous tous, vous êtes nombreux à avoir traversé un cauchemar, voyez votre grandeur ! …et rendez grâce à votre propre lumière !
Vous êtes dans mon coeur.

Une réflexion sur « cauchemars et boissons toniques »

  1. …la partie boisson tonique m’a échappé…? c’est l’ayahuasca que tu voudrais voir sur les rayons de la Coop comme le redBull ?
    et sur l’appendicite … ça fait 30 ans… et je m’aperçois maintenant de sa dimension divine !

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